Produit par : Lardux Films
Distribué par Mikhal Bakants Synopsis « C’est l’heure ! » L’heure pour les villageois d’embarquer en mer pour la procession funèbre. Ils traversent des étendues d’eau aussi vastes que périlleuses, pour accompagner leur mort à destination... là où la mer et le ciel se rencontrent… À quel moment quitte-t-on le monde des vivants ? Quelques images du films
Louise Lemoine Torres, Anne Marbeau, Lionel Fernandez et Sylvain Lemarié seront les voix de Hélias, Mamie Bosse et Mamie Meringue, Papi Moustache et Papi Bouteille, Marin. Quatre acteurs de théatre principalement, réunis par Louise. On se retrouve à nouveau chez Thiery Bousquet pour l'enregistrement.
Une fois la musique mise au point avec Michel Korb (compositeur de mon précédent film "le silence sous l'écorce") nous appelons Birgit Yew pour la partition de violoncelle et le chant. Birgit a plus de vingt ans de musique classique et musique de chambre derrière elle. Ateliers sonores, orgues à feu, elle expérimente aujourd'hui d'autres types de sons avec son instrument.
On enregistre aussi des sons de mers, des cris de baleines, des choses bizarres qu'on aime bien...
Elle improvise totalement la partition de chant.
Thiery Bousquet (Mixage) et Birgit yew
Thiery Bousquet (mixage)
Thiery Bousquet (mixage) et Michel Korb (compositeur)
La recherche de musique n'est pas une chose aisée, quand nous avons le langage de l'image et non celui des sons. Comment décrire une musique? En la mimant?
J'ai découvert le travail de Michel en écoutant les musique du film "les quatre saisons d'espigoule" que j'aime beaucoup. C'est donc vers cela que je me suis tourné au départ.
C'était évident que cela ne conviendrait pas... trop Espigoulien. Je refais un point sur ce que je recherche vraiment pour le film :
Un univers musical qui reflète principalement :
une certaine poésie liée au voyage
l'aspect étrange et la part de merveilleux de l'histoire.
Evoquer une certaine fragilité, sans tristesse
Une certaine mélancolie se dégage de l'histoire. Dans les musiques du long métrage « Les quatre saisons d'Espigoule », J'aime quand les notes sont un peu "à côté"… Ainsi, ces notes en glissando reflètent une fragilité, quelque chose de "pas réveillé". Comme je souhaite absolument éviter de composer une musique triste, cette fragilité pourrait évoquer plus subtilement cette mélancolie ou nostalgie.
Une note méditerranéenne, une chaleur
Enfin, bien qu'imaginaire, le film raconte l'histoire d'un peuple méditerranéen. Doit-on le ressentir dans la musique ? J'aime la chaleur qui se dégage des musiques orientales. Dans les musiques de désert blues il y a des choses très intéressantes, des notes qui traînent, des chants qui se perdent dans l'horizon, des souffles.
Dans « Le jour extraordinaire », les éléments naturels reflètent les émotions des personnages, les villageois parlent très peu : La musique ne doit pas parler pour eux, NI aller à l'encontre des personnages (la musique ne doit pas être trop "bavarde"). Elle accompagne, s'insère parfois dans les paysages, les grands espaces.
On s'approche que quelquechose qui commence à me plaire. Mais j'ai du mal à définir un air de cela : aucune mélodie ne me reste en tète après l'écoute. Les notes sont peut être trop éloignées? La musique trop "atmosphérique"? Ici : un autre test
Meme souci, mais on affine! On commence à ressentir la mer, les respirations, le vent et le voyage :)
Il y aura donc certainement deux versions : une rapide et une plus "atmosphérique", quasi bruitée mer/vent/baleines.. Je me surprends à siffloter la mélodie devant mon ordi, quelque chose me reste en tête, youpi :)
Des particules orientées "face cam" crééent le côté irrégulié "déchiré pastel" sur le contour des personnages. Cela réagit malheureusement très mal avec les ombres. On garde un contour lumineux sur le personnage (si quelqu'un a la solution, n'hésitez pas à me dire, ça sera toujours utile pour un prochain film!!).
Je commence à chercher la texture des ombres : contours irréguliers et plus clairs, effet lavis/aquarelle. Certaines zones du personnage s’effacent pour laisser voir le décors (effet de transparence) : oreilles, bras, jambes, dos. Un grain sur le personnage "qui ne fourmille" pas, rappelle l'effet papier. On commence à obtenir quelque chose qui ressemblera au rendu final :
Après visionnage du l'animatique, quelques retouches au layout 3d dans ce sens :
En plus clair : Recentrer sur la petite barque (au premier plan dans la séquence des fleurs) et recentrer sur le personnage principal Marin en diminuant un peu l'importance et la présence à l'écran des autres personnages. Noter une évolution dans le caractère de Marin : plus fort au début, il est dans l’organisation des préparatifs de la procession. Changement de ton par la suite dans la première séquence en mer (sous le soleil) : quelque chose guette, une dépression monte. Marin se fige, les villageois l'attendent. Les bateaux n'avancent plus.
La boite à musique disparaît ; la pluie "devient" la mélodie et thème du film. Quelque chose de maladroit, des notes tout d'abord au compte goutte. L'ouverture des parapluies se cale sur le rythme.
Introduction d'une séquence plus abstraite avec l'arrivée de la pluie sous forme de ronds dans l'eau et l'ouverture des parapluies qui apparaissent comme des taches d'encre colorées.
Le titre et générique intervient de manière à enchaîner deux séquences.
Nous avons presque les body de tous les personnages riggés. Le layout avance bien et on peut commencer à intégrer les personnages dans les scènes!! enfin :)